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EVOLUTION DE LA SOCIETE ET PETROLE AU GABON
L’opposition politique gabonaise, qui n’a jamais exercée un endoctrinement idéologique fort par manque d’idéologues dans tous les domaines du politique, peine à changer ses axes de combats et a se trouver des nouveaux chevaux de bataille ; le pouvoir en place lui ayant pris une bonne partie de son programme social.
L’opposition reste dans la perspective de s’édifier un grand parti de masse à l’exemple du PDG. Pourtant l’expérience aurait du montrer le caractère infructueux d’une telle démarche, ce n’est pas rentable d’entretenir une grosse masse de militants vénaux et clientélistes. Un parti de cadre et une bonne campagne de communication de masse lors des échéances électorales sont ce qui est le mieux adapté aux budgets de l’opposition.
Les missions de la CNSS a travers le pays pour l’identification des Gabonais Economiquement Faibles, laisse présager des redistributions sociales significatives pour les intéressés. Dans l’avenir, la mise en place de revenus d’insertion d’au moins 21 000 FCFA par trimestre serait prévue pour les adultes les plus démunis. Quels seront les arguments de l’opposition pour convaincre dans le futurs scrutions ces populations faisant partie traditionnellement de son fonds de commerce.
Les réels manquements du pouvoir en place sont : des décisions arbitraires d’un pouvoir trop centralisé, des mesures non accompagnées du corpus juridiques afférent, la difficulté de mettre en œuvre les revendications (des travailleurs) avec effets collatéraux, quelques atteintes aux droits individuels, aux droits de l’homme, aux droits syndicaux et a la liberté d’expression.
On n’a pas l’impression que l’opposition se livre véritablement à une recherche intelligente d’un nouveau discours et de nouvelles stratégies. C’est un conglomérat d’acteurs politiques qui comptent sur le vedettariat acquis lors des récentes présidentielles, sur leur bon bagout et surtout sur la clientèle ethnique. Repartir pour les échéances futures et diaboliser le parti au pouvoir avec les mêmes rengaines passéistes du genre «Ali Bongo est mauvais, les pedegistes aussi » se serait aller droit à l’échec. Il est clair qu’Ali Bongo investira des gens populaires et capables en mettant souvent en avant l’argument « voter l’homme de qualite et non le parti ».
Il s’agirait a present pour l’opposition de developper des problematiques progressistes avancees, mettre un accent particulier sur les valeurs par l’endoctrinement ideologique, et enfin de detecter des futurs candidats de qualite (qui ne trainent pas des casseroles et qui ne soient pas des repoussoirs). Mais ceci est une autre paire de manche, il faudrait pour cela que les vedettes politiques acceptent l’intrusion d’experts dans leur marigot et descendent de leur piédestal pour coopter des candidats a forte personnalité dans les circonscriptions difficiles, et non les habituels béni-oui-oui.
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